les galactogogues

les galactogogues

La question de l’allaitement est souvent source de doutes pour les jeunes mamans. Si certaines choisissent de ne pas allaiter, d’autres rencontrent des difficultés comme une production de lait insuffisante.

Avant les galactogogues, le diagnostic s’impose

Par Céline Bourganeuf, Consultante en Lactation Certifiée IBCLC, Fondatrice de Mum Mood et Mum Care.

L’inquiétude de « ne pas avoir assez de lait » est l’une des préoccupations les plus fréquentes et anxiogènes des mères. Face à cette peur, la tentation est grande de se tourner vers une solution simple et rapide : les galactogogues, ces substances qui stimulent, ou sont censées stimuler, la production lactée.

Or, en tant que Consultante en Lactation IBCLC, je tiens à le réaffirmer : utiliser un galactagogue sans avoir identifié la cause première d’une production jugée insuffisante est une erreur majeure qui masque le problème au lieu de le résoudre.

1. La distinction cruciale : production vs. transfert

La première étape, et la plus fondamentale, est de différencier les problèmes de production (mère) des problèmes de transfert (bébé).

Dans la majorité des cas de faible prise de poids ou de seins qui semblent « vides », le souci ne réside pas dans la capacité du corps de la mère à produire du lait, mais plutôt dans l’inefficacité du bébé à retirer ce lait.

Si l’usine produit, mais que l’ouvrier ne décharge pas correctement, l’usine recevra le signal d’arrêter la production. Les galactogogues ne feront qu’augmenter la production sans résoudre le défaut de déchargement, menant à un engorgement ou à un résultat éphémère.

2. Le diagnostic IBCLC : Déchiffrer les mécanismes en cause

C’est là qu’intervient l’expertise d’une IBCLC. La consultation permet d’analyser de manière exhaustive les mécanismes pour trouver l’origine réelle de l’insuffisance :

A. Le Facteur Bébé (Le Transfert)

 

  • Évaluation de la succion et de la mécanique orale : Nous analysons la qualité de la prise du sein. Y a-t-il une restriction de la langue (frein lingual) ou de la lèvre qui empêche une succion efficace ? Une mauvaise mécanique est la cause n°1 d’une production en baisse.

  • Gestion du poids : Nous évaluons le transfert de lait réel via une pesée avant/après la tétée pour quantifier exactement ce que le bébé reçoit.

B. Le Facteur Mère (La Production)

 

  • Gestion du sein : La mère vide-t-elle le sein assez souvent ? Le tire-lait est-il adapté et bien utilisé ? La production est directement liée à la fréquence et à l’efficacité du drainage.

  • Historique médical : Nous explorons les facteurs hormonaux sous-jacents : SOPK, hypothyroïdie, antécédents de chirurgie mammaire, ou encore une hémorragie post-partum non traitée, qui peuvent réellement affecter la physiologie de la lactation.

3. Les Galactogogues : Quand et pourquoi ?

 

Les galactogogues ne sont pas une solution miracle, mais un outil pharmacologique qui doit être utilisé de manière ciblée et intentionnelle.

Ils ne sont véritablement indiqués que lorsque :

  1. Tous les problèmes mécaniques de transfert et de gestion ont été corrigés par des ajustements de la position, de la fréquence et de l’utilisation d’un tire-lait.

  2. Un facteur physiologique ou hormonal (hypoplasie mammaire, historique hormonal complexe) a été identifié et justifie un soutien pharmacologique en plus d’une stimulation maximale.

Recourir aux galactogogues sans diagnostic préalable peut entraîner des effets secondaires (pour la mère comme pour le bébé), un coût inutile et, surtout, la perte d’un temps précieux où la véritable cause aurait pu être traitée.

Face à ce défi et un diagnostic confirmé, parfois, l’utilisation de plantes galactogènes, reconnues pour stimuler la lactation, peut être une option naturelle intéressante.

Plantes pour stimuler la production et la qualité du lait

Fenugrec : Cette légumineuse est une des plus réputées pour son effet galactogène. Le fenugrec est consommé dans de nombreux pays pour augmenter la production de lait et en améliorer la qualité nutritive. Sa richesse en protéines, glucides, lipides et vitamines (C, A, B1, B3, B6) renforce le système immunitaire du bébé.

Ortie : Souvent négligée, l’ortie est un trésor nutritionnel. Plus riche en protéines que le soja, elle contient aussi huit acides aminés essentiels, du fer et des vitamines (C, K, B1, B2, B5, B9). L’ortie peut augmenter la production de lait tout en luttant contre la fatigue post-accouchement. On peut la consommer en tisane.

Chardon béni : Souvent associé au fenugrec, le chardon béni est très utilisé dans les compléments alimentaires pour l’allaitement. Il peut améliorer la quantité et la qualité du lait maternel.

Cumin : Bien que surtout connu pour son usage en cuisine, le cumin est aussi un stimulant efficace de la lactation. Riche en fer, magnésium, phosphore et bêta-carotène, il peut être intégré facilement dans vos plats ou consommé en infusion.

Galega (Rue de chèvre) : Utilisée depuis des siècles, notamment par les nourrices, cette plante est reconnue pour sa capacité à augmenter la production de lait maternel. Le galega contient des antioxydants et des nutriments qui peuvent améliorer la composition du lait.

Basilic : Cette herbe aromatique est conseillée pour favoriser les premières montées de lait. Riche en tanins et en minéraux, elle aide à renforcer le système immunitaire du bébé.

Ail : Cet aliment courant est un excellent galactogène qui peut stimuler la lactation. Il transmet ses bienfaits (prévention des maladies et infections) au bébé. Attention toutefois : il peut modifier le goût du lait, ce qui ne plaît pas à tous les nourrissons.

Anis : Recommandé par l’Organisation mondiale de la santé pour favoriser la lactation, l’anis est à consommer en tisane et avec modération. Il contient de l’anéthol, qui peut être toxique en forte dose pour le nourrisson.

Houblon : Surtout connu pour la fabrication de la bière, le houblon peut aussi stimuler la lactation grâce à son action sur les œstrogènes.

Maca du Pérou : Surnommé « ginseng péruvien », le maca est surtout connu pour ses bienfaits sur la fertilité et la libido, mais il est aussi considéré comme un excellent galactogène. Il aide la mère à se remettre de l’accouchement grâce à sa richesse en vitamines (C, E, D, B1, B2, B12), minéraux et nutriments qui sont ensuite transmis au bébé via le lait.

Les plantes à éviter pendant l’allaitement

Certaines plantes peuvent avoir l’effet inverse des galactogènes et réduire la production de lait. Il est préférable de les éviter durant l’allaitement, sauf si vous souhaitez réduire une surproduction. Il s’agit de :

– Sauge

– Menthe

– Aneth

– Persil

– Pervenche

Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de la santé ou une consultante en lactation avant d’introduire de nouvelles plantes ou suppléments dans votre régime alimentaire

Aperçu des galactogogues en posologie 

Depuis des siècles, les femmes du monde entier se tournent vers diverses plantes pour augmenter leur production de lait maternel. Bien que peu d’études scientifiques rigoureuses existent sur ces galactogogues traditionnels, leur utilisation historique suggère qu’ils peuvent être à la fois efficaces et sans danger. Lorsque la production de lait est insuffisante, il est crucial de s’assurer que la mère se repose suffisamment, qu’elle s’alimente correctement et qu’elle gère son stress. Les plantes peuvent alors constituer une aide précieuse, en complément des tétées fréquentes.

Les galactogogues les plus courants incluent : le fenugrec, le galéga, le chardon-marie, l’anis, le basilic, le chardon béni et le fenouil.

Le Fenugrec (Trigonella foenum graecum)

Très prisé en Égypte, en Inde, en Grèce et à Rome, le fenugrec est traditionnellement utilisé pour favoriser la lactation. Une ancienne étude égyptienne de 1945 a même rapporté une augmentation de 900 % de la production de lait, bien que d’autres recherches soient limitées.

Son efficacité semble être dose-dépendante. Il est donc souvent nécessaire d’ajuster la quantité pour trouver le bon équilibre.

Posologie recommandée : 1 à 4 gélules de plante broyée, 3 à 4 fois par jour, soit un total de 3 à 4 g/jour de plante séchée. Les mères en cours de relactation peuvent nécessiter des doses plus élevées.

Alternative : Boire une tisane 3 fois par jour, préparée avec 1/4 de cuillère à café de graines infusées pendant 10 minutes dans 225 ml d’eau.

Effets secondaires : Le fenugrec peut donner une odeur de sirop d’érable à la sueur, au lait et à l’urine. À fortes doses, un léger effet laxatif a été rapporté chez certaines femmes. Les premiers effets sont généralement ressentis en 1 à 3 jours.

Autres galactogogues végétaux

Le Galéga (Galega officinalis) : Connu depuis la Renaissance, il est un galactogogue traditionnel en Europe. Il contient des saponines et un alcaloïde (la galégine) aux effets hypoglycémiants et hypolipidémiants. Il est habituellement utilisé sous forme de tisane.

Posologie : Une cuillère à café de feuilles séchées infusées pendant 10 minutes dans 225 ml d’eau, à prendre 3 fois par jour.

Mise en garde : Un cas de somnolence et d’hypotonie a été rapporté chez deux nourrissons dont la mère consommait une tisane contenant du galéga, de la réglisse, du fenouil et de l’anis.

L’Anis vert et étoilé (Pimpinella anisum et Illicium verum) : Ces plantes sont réputées pour leurs propriétés galactogogues et pour donner un goût agréable au lait. Elles sont également conseillées pour soulager les coliques du bébé.

Le Chardon-marie (Silybum marianum) : Utilisé en Europe depuis longtemps, le chardon-marie doit son nom à la Vierge Marie, dont les nervures blanches de la feuille rappelleraient les gouttes de lait.

Posologie : Une cuillère à café de graines écrasées infusées pendant 10 minutes dans 225 ml d’eau, à boire 2 à 3 fois par jour.

La Bière : L’effet du malt

Traditionnellement reconnue pour ses vertus, l’effet galactogène de la bière n’est pas lié à l’alcool, qui peut au contraire affecter le réflexe d’éjection du lait. Des études ont montré que ce sont les bêta-glucanes, présents en grande quantité dans le malt d’orge, qui stimulent l’hypophyse et augmentent la production de prolactine.

Recommandation : Pour bénéficier de cet effet, il est conseillé de consommer plusieurs centaines de ml de bière sans alcool riche en malt, plusieurs fois par jour.

Alternative : La consommation de produits comme le Tonimalt®️ ou l’Ovomaltine®️, riches en bêta-glucanes, peut aussi être bénéfique.

Les spécialités homéopathiques 

Les plus souvent recommandés sont Lac caninum (5 CH), Galega officinalis (TM), Ricinus (4 ou 5 CH), Calcarea carbonica (5CH). Une consultation avec un spécialiste sera nécessaire pour trouver le traitement le plus adapté à la mère.

Mise en garde sur le Fenouil et l’estragole

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a publié une déclaration en date du 12 mai 2023, alertant sur la présence d’estragole, un composé potentiellement cancérigène, dans certaines plantes médicinales. Le fenouil est particulièrement concerné.

L’EMA met en garde contre la consommation de produits contenant de l’estragole, car il est très difficile de contrôler la dose quotidienne absorbée. En conséquence, l’agence déconseille fortement les infusions de fenouil pour les populations suivantes :

– Femmes enceintes et allaitantes

– Nourrissons et enfants de moins de 4 ans

La dose journalière d’estragole ne devrait pas dépasser 0,05 mg par personne. Étant donné l’impossibilité de garantir cette limite via des infusions maison, il est plus sûr d’éviter complètement ces produits.

Cette information est cruciale pour garantir la sécurité des mères et des enfants pendant la période d’allaitement. Je vous encourage à privilégier d’autres méthodes pour soutenir la lactation et à toujours consulter un professionnel de santé avant de consommer des plantes médicinales.

 

Priorité à la connaissance

Avant d’ingérer toute substance pour augmenter votre production, je vous exhorte à consulter. Le diagnostic précis posé par une Consultante IBCLC est l’étape la plus rapide, efficace et sécuritaire pour comprendre ce qui entrave votre allaitement.

Investissez dans la connaissance du mécanisme : c’est le meilleur moyen de redémarrer votre lactation sur des bases solides et de vivre un allaitement serein.

Pour aller plus loin :

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1488-da-66-les-galactologues#:~:text=Les%2520plantes%2520les%2520plus%2520couramment,sur%2520le%2520r%C3%A9flexe%2520d’%C3%A9jection

 

Rédactrice : 

Céline BOURGANEUF
Consultante en lactation IBCLC
Accompagnante BN, Approche Colson
celinebourganeuf.com

Mum Mood le Forum 06 Décembre 2025 édition#3

Mum Mood le Forum 06 Décembre 2025 édition#3

MUM MOOD à Nice :

L’Épicentre Européen de la Périnatalité dans un esprit « Art&Health » pour les professionnels de santé et la familles.
Marquez vos calendriers pour le 06 Décembre 2025 ! Le Forum MUM MOOD à Nice promet une immersion dans l’univers de l’allaitement, dédié aux familles et aux professionnels de santé. Cette année, l’événement réitère la présence haut de gamme des conférenciers européens spécialisés en périnatalité, offrant une plateforme de dialogue et d’apprentissage unique pour  tous. C’est une occasion en or pour échanger sur les dernières avancées, tendances, et expériences en périnatalité. Entre art, santé et savoir, MUM MOOD s’impose comme le rendez-vous incontournable pour tous ceux engagés dans l’univers de la périnatalité.
mummood.com et insta @mummood_officiel pour suivre les infos !

En tant qu’association, nous sommes attentifs à toutes les bonnes volontés qui nous aideront à faire de cet évènement un lieu où les professionels et de santé et les familles sont reines.

Le Forum MUM MOOD, l’événement incontournable de l’allaitement maternel, revient en 2025 dans le carde de la Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel !

Après le succès de ses premières éditions, le Forum MUM MOOD revient le 06 Décembre 2025 à l’AC Nice Hôtel Marriott. Plus qu’un Forum, une révolution maternelle ! MUM MOOD incarne un mouvement avec son concept clé, le « PASS » : Protéger, Accompagner, Sensibiliser, Soutenir l’allaitement maternel pour les professionnel de santé et les familles !

Ce Forum unique offre un espace ART & HEALTH privilégié où les mamans et les pro de santé explorent et partagent leurs expériences, tout en bénéficiant de conseils scientifiques. Leur ambition, faire de ce forum un événement incontournable pour les professionnels de santé et les familles !

Au programme de cette journée, des conférences haut de gamme, des scientifiques, des ateliers, des expositions artistiques, des grandes marques et des rencontres avec des éminences de l’allaitement.

Les organisateurs ont également pensé aux enfants, en prévoyant des activités pour eux, pour que les parents puissent participer aux conférences et aux discussions en toute sérénité.

Entre art, santé et savoir, MUM MOOD s’impose comme le rendez-vous incontournable pour tous ceux engagés dans l’univers de la périnatalité.

Préparez-vous à une journée enrichissante et pleine de surprises qui célèbre et soutient la maternité et l’allaitement sous toutes ses formes !

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet de l’association mummood.com

Curieuse, sensible ou encore besoin d’en savoir plus sur l’allaitement… faire votre propre opinion, cette journée vous est dédiée !!!

Pour exposer, intervenir, sponsoriser, aider : hello@mummood.com

Le lieu :

L’AC Nice Hotel, situé au coeur de Nice est écrin de douceur qui sera vouc acceuillir dans ses grands espaces au lux naturel pour offrir au Forum MUM MOOD un grand lieu de conférences, un bel espace pour les stands, les ateliers, l’expo photo, le brunch et le concert privé. Un espace spécialement dédié aux enfants et un ROOF TOP Privé viendra sublimer la journée.

 

 

Céline BOURGANEUF, Présidente de MUM MOOD, innove encore cette année dans le Forum de l’allaitement. Elle décide de lancer ce projet pionnier, avec des conférenciers internationaux, des ateliers, des stands et un concert. C’est au coté de Sandrine Léon, Aline Goletto Didier et des ambassadrices que l’association prend toute sa dimension collective.

Prochain Forum Européen de l’allaitement maternelle 06 Décembre 2025 ! Prends vite ta place…

Rédactrice : 

Céline BOURGANEUF

Puéricultrice IPDE,
Consultante en lactation IBCLC

Doula
Présidente de l’AFCL (Association Française des Consultantes en lactation)
Présidente de MUM MOOD, Le salon de l’allaitement 

celinebourganeuf.com

Troubles de la succion et allergie du bébé

Troubles de la succion et allergie du bébé

Les troubles de la succion et les allergies du bébé : une interaction complexe dans l’allaitement
En tant qu’IBCLC, je rencontre souvent des parents confrontés à des défis d’allaitement, et deux problèmes qui peuvent être liés de manière inattendue sont les troubles de la succion et les allergies alimentaires chez le bébé.
Qu’est-ce qu’un trouble de la succion ?
Un trouble de la succion se manifeste lorsque le bébé a des difficultés à prendre le sein et à téter efficacement. Cela peut être dû à diverses raisons, comme un frein de langue (ankyloglossie), un frein de lèvre, une faible tonicité musculaire, ou des problèmes neurologiques.
Les signes courants incluent :
• Une prise de sein douloureuse ou superficielle pour la maman.
• Des bruits de claquement ou un lâcher fréquent du sein.
• Un gain de poids insuffisant chez le bébé.
• Un bébé qui s’endort rapidement au sein ou s’agite.
• Des coliques et des gaz importants.
Et les allergies alimentaires chez le bébé allaité ?
Les allergies alimentaires se produisent lorsque le système immunitaire du bébé réagit à des protéines présentes dans le lait maternel, qui proviennent de l’alimentation de la mère. Les allergènes les plus courants sont les protéines de lait de vache (APLV), le soja, les œufs, le blé et les noix.
Les symptômes peuvent inclure :
• Éruptions cutanées (eczéma, urticaire).
• Problèmes digestifs : reflux, diarrhée, constipation, mucus ou sang dans les selles.
• Symptômes respiratoires : sifflements, congestion nasale.
• Agitation, pleurs inconsolables.
Le lien surprenant entre les deux :
Alors, comment ces deux problèmes peuvent-ils être liés ?
Un bébé qui souffre d’une allergie alimentaire peut ressentir un inconfort gastro-intestinal qui rend la succion difficile et douloureuse. L’inflammation et les gaz peuvent perturber la coordination de la succion-déglutition-respiration. De plus, la douleur peut pousser le bébé à adopter une mauvaise position ou à relâcher le sein fréquemment, ce qui peut aggraver un problème de succion existant.
Pourquoi est-ce important de faire le lien ?
1 Le diagnostic est crucial : Un trouble de la succion peut masquer une allergie, et inversement. Si un bébé a un frein de langue, mais aussi une allergie, il faut traiter les deux. Se concentrer uniquement sur l’un des problèmes peut ne pas résoudre les symptômes.
2 L’approche doit être holistique : En tant que consultante IBCLC, j’examine l’ensemble du tableau clinique : la prise de sein, la mécanique de la succion, mais aussi les symptômes digestifs et cutanés du bébé. Cela me permet de proposer des solutions complètes, qu’il s’agisse de techniques de succion, de rééducation linguale, ou d’un régime d’éviction pour la mère.
3 Le soulagement est possible : En identifiant et en gérant à la fois les problèmes de succion et les allergies, les parents voient souvent un soulagement significatif. Le bébé devient plus confortable, le gain de poids s’améliore, et l’allaitement devient une expérience apaisante et épanouissante pour la mère et l’enfant.

Pour toutes consultations visio, cabinet, domicile et juste une approche téléphonique, rendez-vous sur Doctolib.fr.

 

Rédactrice : 

Céline BOURGANEUF
Consultante en lactation IBCLC L-84387
Présidente AFCL & MUM MOOD
celinebourganeuf.com

Consultante en lactation IBCLC

Consultante en lactation IBCLC

IBCLC et autres Consultantes en Lactation : Comprendre la Différence Cruciale.
En tant que consultante en lactation IBCLC, je suis souvent confrontée à une certaine confusion concernant les différents titres et qualifications dans le domaine du soutien à l’allaitement. Il est essentiel pour les parents de comprendre ce qui distingue une IBCLC (International Board Certified Lactation Consultant) des autres personnes offrant des services de conseil en lactation. Cette distinction n’est pas seulement une question de titre, mais de profondeur de formation, de rigueur d’évaluation et de portée de pratique.
Qu’est-ce qu’une IBCLC ?
L’acronyme IBCLC signifie International Board Certified Lactation Consultant. Ce titre est la référence mondiale en matière d’excellence et de compétence dans le domaine de l’allaitement maternel. Pour devenir IBCLC, un individu doit satisfaire à des critères rigoureux établis par le International Board of Lactation Consultant Examiners (IBLCE), l’organisme de certification international.
Ces critères comprennent :
• Formation Spécifique en Sciences de la Santé : La plupart des candidats IBCLC ont déjà un diplôme dans un domaine de la santé (infirmière, sage-femme, médecin, diététicien, etc.) ou doivent suivre un nombre conséquent de crédits universitaires en sciences de la santé.
• Formation Approfondie en Lactation Humaine : Cela implique un nombre significatif d’heures de formation didactique spécifique à l’allaitement, couvrant des domaines comme l’anatomie et la physiologie de la lactation, la pharmacologie et l’allaitement, la gestion des problèmes d’allaitement complexes, l’éthique, et la communication.
• Expérience Clinique Supervisée : Un nombre substantiel d’heures de pratique clinique directe avec des mères et des bébés allaités est requis, souvent sous la supervision d’une autre IBCLC expérimentée. Cette expérience garantit une application pratique des connaissances théoriques.
• Examen de Certification International : Après avoir rempli toutes les exigences de formation et d’expérience, les candidats doivent réussir un examen global et exigeant administré par l’IBLCE. Cet examen est passé par des milliers de professionnels de la santé à travers le monde.
• Maintien de la Certification : La certification IBCLC n’est pas acquise à vie. Elle doit être renouvelée tous les cinq ans par le biais d’heures de formation continue et tous les dix ans par un examen de re-certification. Cela garantit que les IBCLC restent à jour avec les dernières recherches et pratiques basées sur des preuves.
En claire, une IBCLC est une professionnelle de la santé spécialisée qui a suivi une formation exhaustive, accumulé une expérience clinique substantielle et réussi un examen international rigoureux. Elle est capable de gérer des situations d’allaitement simples comme des cas complexes, y compris ceux impliquant des conditions médicales chez la mère ou le bébé.
Qui sont les « autres consultantes en lactation » ?
Le terme « consultante en lactation » n’est pas protégé. Cela signifie que n’importe qui peut s’autoproclamer « consultante en lactation », « conseillère en allaitement » ou « spécialiste de l’allaitement » sans avoir suivi une formation standardisée ou obtenu une certification reconnue.
Parmi ces « autres consultantes », on peut trouver :
• Conseillères en Allaitement Benevoles (La Leche League, etc.) : Ces personnes offrent un soutien invaluable, souvent basé sur leur propre expérience d’allaitement et une formation par l’organisation à laquelle elles appartiennent. Elles sont excellentes pour le soutien émotionnel et les conseils pratiques de base. Cependant, leur formation est généralement moins poussée et elles ne sont pas qualifiées pour diagnostiquer ou traiter des problèmes médicaux liés à l’allaitement.
• Professionnelles de Santé Non Spécialisées : Certaines infirmières, sages-femmes ou doulas peuvent offrir des conseils en allaitement dans le cadre de leur pratique générale. Bien qu’elles aient une base en soins de santé, elles n’ont pas nécessairement la formation spécifique et approfondie en lactation que possède une IBCLC.
• Personnes ayant suivi des formations courtes ou non certifiantes : Il existe de nombreux cours et ateliers sur l’allaitement qui peuvent donner des informations utiles. Cependant, ils ne confèrent pas le niveau d’expertise et la reconnaissance internationale de la certification IBCLC.
Pourquoi cette différence est-elle cruciale  ?
La principale différence réside dans la portée de la pratique, l’expertise clinique et la capacité à gérer des problèmes complexes.
• L’IBCLC est une experte clinique : Elle est formée pour identifier et résoudre des problèmes d’allaitement complexes qui peuvent être liés à l’anatomie du bébé (frein de langue restrictif), à la physiologie de la mère (insuffisance de production de lait, mastite récurrente), à des conditions médicales (diabète, hypothyroïdie), ou à des médicaments. Elle peut élaborer des plans de soins personnalisés et travailler en collaboration avec d’autres professionnels de la santé.
• Approche basée sur des preuves : Les IBCLC sont tenues de maintenir leurs connaissances à jour avec les dernières recherches scientifiques et d’appliquer des pratiques fondées sur des preuves.
• Professionnalisme et éthique : Les IBCLC sont soumises à un code de conduite et à des normes éthiques strictes, garantissant un service professionnel et respectueux.
• Reconnaissance et confiance : Le titre d’IBCLC est internationalement reconnu, offrant aux parents l’assurance qu’ils travaillent avec une professionnelle hautement qualifiée et compétente.
Quand consulter une IBCLC ?
Il est recommandé de consulter une IBCLC si vous rencontrez :
• Dès la 37 émé semaine de grossesse
• Des douleurs persistantes pendant l’allaitement.
• Une faible prise de poids du bébé.
• Une production de lait insuffisante ou excessive.
• Des problèmes de succion chez le bébé.
• Des conditions médicales maternelles ou infantiles affectant l’allaitement.
• Un retour au travail et la gestion de l’allaitement.
• Un souhait d’allaiter des jumeaux ou des prématurés.
• Toute situation où vous avez le moindre doute ou question sur votre allaitement.
En conclusion :
Choisir un soutien pour l’allaitement est une décision importante. Alors que toutes les personnes offrant de l’aide peuvent avoir de bonnes intentions, comprendre la différence entre une IBCLC et les autres prestataires de services d’allaitement est essentiel pour garantir que vous recevez les soins les plus appropriés et les plus qualifiés pour votre situation. Une IBCLC est une professionnelle de la santé formée et certifiée pour gérer toutes les facettes de l’allaitement, du plus simple au plus complexe, vous offrant ainsi la meilleure chance de vivre une expérience d’allaitement réussie et épanouissante.

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Rédactrice : 

Céline BOURGANEUF
Consultante en lactation IBCLC
Accompagnante BN, Approche Colson
celinebourganeuf.com

4 erreurs à éviter quand vous visitez une maman qui allaite

4 erreurs à éviter quand vous visitez une maman qui allaite

Rendre visite à une nouvelle maman qui allaite est un geste merveilleux, mais il est important d’être attentionné pour ne pas ajouter de stress.

En tant qu’IBCLC, j’accompagne de nombreuses familles en début de parcours d’allaitement. L’arrivée d’un bébé est un moment de joie intense, mais aussi de grands bouleversements. Les visites de proches sont précieuses, mais pour qu’elles soient un véritable soutien, il est essentiel d’adopter la bonne approche. Voici 4 erreurs courantes que j’observe et que je vous encourage à éviter lorsque vous rendez visite à une maman qui allaite.

1.⁠ ⁠Arriver sans prévenir ou au mauvais moment

L’horloge d’une nouvelle maman qui allaite n’est pas la même que la vôtre. Son emploi du temps est dicté par les signaux de faim de son bébé, les sessions d’allaitement parfois longues, les changements de couches, et de rares fenêtres de repos. Une arrivée inopinée peut interrompre une tétée cruciale, décaler une sieste du bébé (et donc de la maman), ou simplement la prendre au dépourvu, alors qu’elle est en pleine intimité avec son nouveau-né.

Mon conseil d’IBCLC : La communication est clé. Avant de vous déplacer, envoyez un message ou appelez pour demander quand la visite serait la plus opportune. Proposez des créneaux flexibles, et soyez prêt à reporter si la maman se sent fatiguée ou si le moment ne s’y prête pas. Respectez son rythme, c’est le plus beau cadeau que vous puissiez lui faire.

2.⁠ ⁠Ne pas offrir d’aide pratique et concrète

Il est naturel de vouloir tenir le bébé et de s’émerveiller devant lui. Cependant, la nouvelle maman, bien que comblée, est souvent épuisée et submergée par la charge mentale et physique de l’après-accouchement et de l’allaitement. Les compliments sont agréables, mais une aide tangible est inestimable.

Mon conseil d’IBCLC : Au lieu de la formule générale « Dis-moi si tu as besoin de quelque chose », proposez des actions spécifiques.

« Je peux t’apporter un plat maison pour ce soir ? »
« Puis-je m’occuper de la vaisselle ou d’une lessive pendant que tu te reposes ? »
« Y a-t-il des courses urgentes que je pourrais faire en chemin ? »
« Si tu as des enfants plus grands, je peux les emmener au parc pendant une heure ? » Un petit coup de main sur une tâche ménagère, la préparation d’un repas nutritif, ou la gestion des aînés, libère un temps précieux pour la maman et lui permet de se concentrer sur l’allaitement et son rétablissement.

3.⁠ ⁠Donner des conseils non sollicités sur l’allaitement ou l’éducation

Le monde de l’allaitement est vaste et complexe, et chaque dyade mère-bébé est unique. Une nouvelle maman est déjà exposée à une multitude d’informations, parfois contradictoires, et elle est souvent en phase d’apprentissage et d’ajustement. Des commentaires comme « Ton bébé a l’air de ne pas prendre assez » ou « Tu devrais essayer de lui donner des biberons de temps en temps » peuvent instiller le doute, générer de l’anxiété et même nuire à sa confiance en ses capacités à allaiter.

Mon conseil d’IBCLC : À moins qu’elle ne vous demande explicitement un avis d’expert (et même là, si vous n’êtes pas un professionnel de santé spécialisé en lactation, soyez prudent), abstenez-vous de donner des conseils. Concentrez-vous sur l’écoute, l’empathie et les encouragements. Validez ses sentiments et exprimez votre confiance en ses capacités. Votre rôle est de la soutenir dans ses choix, non de les remettre en question.

4.⁠ ⁠Rester trop longtemps ou monopoliser le bébé

Une maman qui allaite a besoin de beaucoup de repos et de moments de « peau à peau » avec son bébé pour favoriser le lien d’attachement et stimuler sa production de lait. Une visite qui s’éternise peut l’empêcher de se reposer, de faire téter son bébé tranquillement, ou de simplement profiter d’un moment calme en famille. De même, un bébé qui passe de bras en bras peut être sur-stimulé, ce qui peut rendre les tétées plus difficiles et perturber son sommeil.

Mon conseil d’IBCLC : Soyez attentif aux signaux de la maman (fatigue, bâillements) et du bébé (agitation, pleurs). Idéalement, une visite d’une durée de 30 à 60 minutes est souvent suffisante. Lorsque le bébé commence à montrer des signes d’éveil ou de faim, proposez-lui de le rendre à sa mère et de partir. Votre visite doit être un souffle d’air frais, pas une source d’épuisement supplémentaire.

En tant qu’IBCLC, je crois fermement qu’une visite bien intentionnée et respectueuse peut être une source de grand réconfort pour les nouvelles mamans. En évitant ces erreurs, vous offrez un soutien inestimable qui contribue positivement au bien-être de la mère, du bébé et de la famille dans son ensemble.

N’hésitez pas à poser des questions à la maman si vous voulez savoir comment la soutenir au mieux. Sa réponse vous guidera.

Rédactrice : 

Céline BOURGANEUF

Puéricultrice
Consultante en lactation IBCLC
celinebourganeuf.com

Les avantages de l’allaitement

Les avantages de l’allaitement

L’allaitement offre une multitude d’avantages significatifs tant pour le bébé que pour la personne allaitante. En voici les principaux :

Pour le bébé :

– Nutrition optimale et équilibrée : Le lait hulain est parfaitement adapté aux besoins nutritionnels spécifiques du nourrisson en constante évolution. Il contient le juste équilibre de protéines, de graisses, de glucides, de vitamines et de minéraux, facilement digestibles et biodisponibles.

– Protection immunitaire renforcée : Le lait humain est riche en anticorps, en enzymes et en cellules immunitaires qui protègent le bébé contre les infections bactériennes, virales et parasitaires (diarrhées, infections respiratoires, otites, etc.).

– Réduction du risque de certaines maladies : Des études ont montré que l’allaitement maternel est associé à un risque plus faible de développer certaines affections à court et à long terme, telles que :

L’asthme et les allergies
L’eczéma
Le diabète de type 1 et 2
L’obésité infantile
La leucémie infantile
Le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN)

– Meilleure digestion et moins de troubles gastro-intestinaux : Le lait humain est plus facile à digérer que le lait de préparation pour nourisson, ce qui entraîne moins de régurgitations, de constipation et de diarrhées chez le bébé.

– Développement cognitif potentiellement amélioré : Certaines études suggèrent que les bébés allaités pourraient avoir un développement cognitif légèrement supérieur.

– Développement oral et facial optimal : La succion au sein favorise un bon développement des muscles de la bouche et de la mâchoire, ce qui peut avoir un impact positif sur la parole et l’alignement des dents.

– Lien affectif renforcé : Le contact peau à peau pendant l’allaitement favorise la libération d’hormones comme l’ocytocine, renforçant le lien émotionnel et l’attachement entre la personne allaitante et l’enfant.

Pour la personne allaitante :

– Rétablissement post-partum plus rapide : L’allaitement stimule la contraction de l’utérus, ce qui aide à réduire les saignements post-partum et à retrouver plus rapidement la taille de l’utérus d’avant la grossesse.

– Réduction du risque de certaines maladies à long terme : Des études ont montré que l’allaitement est associé à un risque plus faible de développer :
Le cancer du sein et de l’ovaire
Le diabète de type 2
L’ostéoporose
Les maladies cardiovasculaires

– Aide à la perte de poids post-grossesse : L’allaitement consomme des calories, ce qui peut faciliter la perte de poids après l’accouchement (bien que cela varie d’une personne à l’autre).

– Aspect pratique et économique : Le lait humain est toujours disponible, à la bonne température et ne coûte rien. Il évite l’achat, la préparation et la stérilisation des biberons et du préparation commerciale pour nourrisson.

– Bien-être émotionnel : La libération d’ocytocine pendant l’allaitement favorise un sentiment de calme, de bien-être et de relaxation chez la personne allaitante.

– Espacement des naissances (méthode MAMA) : L’allaitement exclusif, fréquent et à la demande pendant les six premiers mois peut avoir un effet contraceptif (méthode de l’aménorrhée lactationnelle), bien que cette méthode ne soit pas fiable à 100%.

Il est important de noter que même une durée limitée d’allaitement apporte des bénéfices significatifs pour le bébé et la mère.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un allaitement exclusif pendant les six premiers mois de vie et sa poursuite, avec l’introduction d’aliments complémentaires appropriés, jusqu’à l’âge de deux ans et au-delà, aussi longtemps que la personne allaitante et l’enfant le souhaitent.

Céline

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Rédactrice : 

Céline BOURGANEUF
Consultante en lactation IBCLC
Accompagnante BN, Approche Colson
celinebourganeuf.com