Le sevrage Partie 2

Le sevrage Partie 2

Le sevrage de l’allaitement maternel

 La prévalence et la durée de l’allaitement augmentent actuellement dans les pays occidentaux, en raison de la prise de conscience croissante des intérêts de l’allaitement maternel.

La démarche de sevrage

Le projet de sevrage, c’est avant tout, se poser les bonnes questions sur l’arrêt de l’allaitement.

Pour les professionnels, c’est accompagner la mère vers ses propres instincts, ses propres contraintes, ses propres besoins et celles de l’environnement familial, professionnel, amical. Pour les mères, c’est savoir pour quoi, pour qui, je souhaite arrêter l’allaitement ?

Que voulez-vous ? Faire la différence entre vouloir, pouvoir et avoir envie.

Tous les types de sevrage sont compatibles dès lors qu’il existe une harmonie avec l’arrêt de l’allaitement et le choix de la mère d’arrêter.

Les traitements sont-ils une cause majeure de sevrage ?

La plupart des mères peuvent continuer d’allaiter en suivant un traitement médicamenteux : soit avec le médicament prescrit soit avec un autre médicament de meilleur choix, soit en reprenant la réelle nécessité du médicament.

Beaucoup de traitements sont compatibles avec l’allaitement maternel. Peu de médecins sont spécialisés en allaitement maternel et beaucoup manque d’études et d’articles en lien avec la prise d’un traitement et l’adéquation de certaines molécules et le faible passage de celles-ci dans le lait maternel.

Les références sur les études des traitements compatibles avec l’allaitement sont répertoriées sur : 

 Le CRAT

 E-lactancia

En cas d’incompatibilité, même si cela reste rare, le délai le plus physiologique est de 1 à 3 semaines pour un sevrage complet induit.

A noté l’allaitement maternel réduit les risques du cancer du sein, des ovaires. Il prévient également de l’ostéoporose après la ménopause. Après l’accouchement, l’allaitement réduit les saignements, les risques d’anémie, favorise la rétractation rapide de l’utérus grâce aux contractions utérines en lien avec l’ocytocine secretée pendant les tétées. Il prévient aussi des maladies cardiaques, du diabète de type 2. Enfin, il diminue les risques de la dépression du post-partum et favorise la perte de poids.

À savoir également, l’allaitement maternel est un mode de contraception naturel durant la durée de l’allaitement exclusif les 6 premiers mois.

Et le refus du biberon on en parle ?

C’est un vaste sujet !

Les bébés qui ne veulent pas du biberon sont aussi ceux pour lesquels les mères sont en inadéquations avec l’arrêt de l’allaitement le plus souvent imposé. La part psychologique est à prendre en compte dans le passage du sein au biberon.

Par ailleurs, il existe des cas plus spécifiques comme les troubles de la succion, les freins de langue restrictifs associés. Parfois, la prise même du biberon est difficile d’un point de vue fonctionnel.

À noté, les changements de succion sont problématiques, ils peuvent fatiguer l’enfant et lui demander un apprentissage long pour lequel la réussite n’est pas certaine parfois.

Un suivi pluridisciplinaire peut être nécessaire pour connaître l’origine des troubles et adapter une prise en charge globale.

Mener un sevrage seule est ce possible ?

Il y a des sevrages qui se font de manière très naturelle et sans l’accompagnement d’un professionnel de santé, d’une consultante en lactation.

Néanmoins quand il y a trop de questions qui commencent à émerger, le stress arrivant, parfois en une seule  consultation, les mères arrivent à retrouver leurs besoins, leurs choix et trouver le bon créneau pour démarrer, reprendre le sevrage, l’allaitement aussi.

Dois-je sevrer mon bébé pour une nouvelle grossesse ?

Une grossesse ne nécessite pas l’arrêt de l’allaitement en cours. Cependant, le lait va varier au niveau de son goût, en lien avec la phase dite colostrale, avec un lait plus salé : soit les bébés démarrent une grève transitoire de la tétée, soit l’enfant tète davantage et la lactation augmente avant la naissance.

Adapter les tétées en fonction du rythme et de la demande de l’enfant en passant par un allaitement à l’amiable ou les besoins de la mère et du bébé sont respectés.

Après la naissance, le co-allaitement est possible. Il favorise la production de lait pour le plus petit et renforce le lien avec le plus grand limitant ainsi la sensation de mise à l’écart.

Le lien fraternel est renforcé par les moments de tétées en communs, la notion de partage et d’échange est de mise !

Le plus souvent, le retour de couche est un indice du corps pour signaler qu’une nouvelle grossesse peut de nouveau arriver.

L’allaitement n’altère en rien la venue d’un futur bébé. La grossesse dépend aussi et beaucoup de l’état psychique de la mère. Ce n’est pas qu’une question de biologie, d’hormones ou de retour de couche…

Comment sevrer mon bébé ?

Beaucoup de questions se posent autour du sevrage du bambin.

Les raisons sont souvent exprimées par :

 La fatigue chez les mères

 Le besoin d’un retour à une nuit plus sereine et moins hachurée par les tétées nocturnes 

Je vous invite à (re) lire la première Partie sur le sevrage et les croyances liées au sommeil pour comprendre la nuit d’une mère allaitante.

C’est le plus souvent une charge mentale extérieure plus que les réveils nocturnes qui génère le souhait d’un arrêt de l’allaitement d’où l’importance d’allaiter à l’amiable et plus à la demande.

En chiffre, 40 % des bébés de mois de 6 mois ne font pas leurs nuits et 30 % à 12 mois pour les bébés allaités et non allaités confondus.

Ne pas faire ses nuits, c’est ne pas être en capacité neuro développementale d’enchainer  7 à 12h  de sommeil et c’est physiologique  et normal à cet âge !

En termes de besoin physiologique, pour un enfant allaité, les tétées sont de l’ordre de 3 à 12 réveils par nuit.

Un allaitement à l’amiable késaco ?

À cet âge, l’allaitement se veut à l’amiable et plus à la demande.

Il est le plus souvent encore trop  à la demande du bébé sans que les besoins de la mère soient respectés.

À l’amiable, c’est un allaitement qui se veut respectueux des besoins et des choix de la mère en équilibre avec ceux de son enfant. Pour exemple, l’allaitement ne se veut pas subi. La mère est en droit de refuser une tétée si le moment, le lieu, l’environnement ne s’y prête pas.

L’épuisement et souvent lié à un allaitement  » corps et âme », à la demande du bébé, dans une préoccupation maternelle primaire exacerbée. Ceci n’est pas un jugement, mais peut être une explication au besoin de sevrer plus précocement que souhaité un allaitement des plus grands.

Savoir dire non à son enfant quand l’allaitement n’est pas souhaité dans le temps imparti, pour la mère, en faisant preuve d’autorité bienveillante comme pour les gestes du quotidien ou la prévention des accidents domestiques.

Accueillir la frustration et accompagner le non-allaitement avec empathie et bienveillance en expliquant parfois et restant disponible et présent pour d’autres activités avec lui.

S’accorder une pause, un temps pour soi, un moment où la tétée n’est pas, plus, une priorité.

À partir de 6 mois l’allaitement peut devenir à la l’amiable.

À 22 mois, les demandes sont différentes, notre corps nous appartient, notre poitrine tout autant !! La gestion de la crise est certes un moment désagréable à passer, mais nécéssaire pour faire comprendre à l’enfant les limites maternelles de l’allaitement.

N’oublions pas également que l’enfant à cet âge à une grande plasticité cérébrale et une facilité d’adaptation au changement.

Savoir prendre du temps, du recul sur la situation.

Savoir qu’elles sont les tétées qui vous dérangent ?

Le sevrage nocturne est il possible ?

C’est une fausse bonne idée avant 2-3 ans. L’enfant a réellement des besoins nutritionnels même la nuit. L’OMS le confirme en recommandant un allaitement jusqu’à au moins 2 ans.

Le taux de lait maternel absorbé la nuit pour les bambins correspond à 40 % des besoins journaliers.

Trouver un compromis avec l’enfant, avec le conjoint, le planning de la famille pour démarrer le sevrage. Savoir le respecter pour donner des repères nouveaux à l’enfant. Le choix se fait dans l’échange avec l’enfant, les paires en amont de chaque décision.

Les raisons physiologiques d’un sevrage plus difficile

Les troubles de l’oralité, de la succion peuvent nécessiter parfois un besoin de nutrition en fractionnée, c’est-à-dire des petites quantités souvent et des enfants qui réclament souvent, très souvent et plus la nuit. Ces bébés, dit aux besoins intenses sont des enfants qui nécessite d’être suivi par une ostéopathe, une orthophoniste, une diététicienne…

Chaque difficulté nécessite une prise en charge spécifique et pluridisciplinaire pour déterminer les besoins propres de l’enfant. Calculer les apports nutritionnels et l’équilibre alimentaire sur 24 h permet d’appréhender au mieux le sevrage de l’enfant et soutenu par des professionnels avertis.

Le sevrage naturel, c’est le bambin qui va petit à petit se desintérresser du sein au grès de ses besoins et de ses envies pendant plusieurs heures, plusieurs jours pour reprendre un peu plus tard et finir par ne plus vouloir le sein.

Faisons confiance à nos enfants…

Le sevrage n’est pas un période anodine qui se doit d’être protégé et parfois accompagné pour limiter la culpabilité, la tristesse, les traumatismes physiques et/ou psychologique.

« Le sevrage naturel, c’est une danse des tétées entre l’enfant et la mère, un accordage des besoins de chacun. »

    Trouver rapidement une consultation, prenez rendez-vous sur Doctolib (vidéo ou cabinet).

    Rédactrice : 

    Céline BOURGANEUF
    Consultante en lactation IBCLC
    Accompagnante BN, Approche Colson

    contact@celinebourganeuf.com
    celinebourganeuf.com

    Source : OMS, PNNS, HAS, ANAES, AFFSAPS

     

    Le sevrage de l'allaitement maternel

    par Céline Bourganeuf | "Milkshaker" Le podcast qui agite les neurones !

    S’informer pendant la grossesse

    S’informer pendant la grossesse

    L’allaitement maternel pendant la grossesse !

    S’informer pendant la grossesse c’est comprendre l’anatomie, la physiologie et les mécanismes de l’allaitement maternel pour optimiser ses chances de réussir.

    Appréhender l’allaitement maternel c’est aussi se donner l’opportunité de faire un choix éclairé et conscientisé des enjeux pour la santé de maman et bébé.

    L’allaitement maternel est une continuité de la grossesse puis de l’accouchement. l’hormone qui régit la maternité est appelée ocytocine. Elle est le synonyme même de l’hormone de l’amour !

    Prendre soin de son corps par des exercices doux comme le yoga, la marche, la piscine et de son esprit par la méditation, la relaxation, le cohérence cardiaque permet de libérer l’ocytocine, d’optimiser le processus d’enfantement et de stimuler la première tétée.

    Une alimentation équilibrée favorise également la montée de lait et le sommeil pour maman et bébé.

    Pour une naissance heureuse, il est subtile et préconisé de reduire le bruit, la lumière, les interlocuteurs, le stress, la faim, la soif, la douleur. Accoucher dans un environnement maternel sécure et confortable c’est favoriser la continuité hormonale pour garantir la sérénité d’un démarrage de l’allaitement respecté.

    Love Peace & Milk

     

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    Rédactrice : 

    Céline BOURGANEUF
    Consultante en lactation IBCLC
    Accompagnante BN, Approche Colson
    celinebourganeuf.com

    Telecharger ici le nouveau « Guide de l’allaitement maternel » 2023 de Santé Public France

    Allaiter à la maternité !

    Allaiter à la maternité !

    Visites limités à la maternité pour un allaitement favorisé !

    « Restriction des visites en maternité : un impact positif sur l’allaitement, selon une étude à Nice »

    Porter une mère, c’est aussi lui laisser son espace, lui laisser l’opportunité de rester dans sa bulle, son environnement safe qui la fait plonger elle même dans ses compétences, ses ressources, ses instincts, ses vagues d’émotions sans être parasitée par les peurs, les certitudes, les connaissances, voir les injonctions d’autrui.

    La dernière étude réalisée au @chudenice montre un taux d’allaitement plus élevé pendant la période Covid en lien avec la limitation des visites dans le service de maternité…

    – Une intimité parfois incompatible avec les visites

    – Une fatigue qui favorise l’abandon de l’allaitement

    Aujourd’hui, faut-il maintenir les restrictions ?

    Les bébés nés en période Covid ont reçu moins de laits artificiels que le groupe « hors pandémie » (4,5 % contre 7,3 %).

    Futures mamans, c’est un village dont vous avez besoin pour vous nourrir affectivement, mais c’est avant tout batir votre propre maison pour faire de votre espace votre propre Coccon !

    Love Peace & Milk

     

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    Réference article : Nice-Matin

    Rédactrice : 

    Céline BOURGANEUF
    Consultante en lactation IBCLC
    Accompagnante BN, Approche Colson
    celinebourganeuf.com

    Source : OMS, PNNS, HAS, ANAES, AFFSAPS

     

    Telecharger ici le nouveau « Guide de l’allaitement maternel » 2023 de Santé Public France

    Allaiter, c’est combien de temps ?

    Allaiter, c’est combien de temps ?

    L’allaitement maternel du petit être humain est comme pour tous les mammifères naturel et physiologique.
    La naissance d’un bébé engendre le processus de lactation autrement dit la montée laiteuse.  Ainsi le petit de l’Homme se nourrit du meilleur pour son développement et sa croissance grâce au lait de sa mère. Aussi est il le plus adapté puisqu’il va tout au long de l’évolution du bébé s’adapter aux besoins spécifiques et le protéger des infections pendant toute la durée de l’allaitement.
    L’OMS recommande un allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de vie de l’enfant et partiel c’est à dire un allaitement maternel complémenté d’une diversification progressive par l’introduction d’aliments autre que le lait.
    Le taux d’allaitement maternel exclusif en France avoisine les 56,3 %  en 2021 contre 94,6€ au Brésil par exemple.
    L’allaitement dit partiel est recommandé jusqu’au moins 2 ans de l’enfant de manière physiologique par l’OMS depuis 2006.
    En France le taux d’allaitement maternel exclusif au delà des 3 premiers mois est très bas contrairement aux autres pays et l’on passe à 22,8 % pour les plus de 6 mois, 13,1% pour les plus de 12 mois.

    L’allaitement maternel par ailleurs peut durer pour certaines familles jusqu’à 5 à 7 ans. 

    Rédactrice : 

    Céline BOURGANEUF
    Consultante en lactation IBCLC
    Accompagnante BN, Approche Colson
    celinebourganeuf.com

    Référence
    CS9 éme Mois
    CS24 éme Mois
    Assouplissement par contre pression

    Assouplissement par contre pression

    L’assouplissement par contre pression est une méthode utilisée en cas d’œdème mammaire comme l’engorgement.
    Cette technique est utilisée afin de soulager la pression exercée sur le mamelon. Elle  permet ainsi d’assouplir le sein et de favoriser l’éjection du lait devenue parfois difficile. L’assouplissement va permettre également une meilleure prise en bouche du sein par le bébé et faciliter ainsi le drainage du sein pour un assouplissement complet par la tétée.
    Le massage sera exercé avec vos deux mains, soit avec trois ou 4 doigts de chaque main, soit avec un doigt de chaque main (pouce et index). Appuyez doucement vers la poitrine pendant 60 secondes et plus. Alternez les quadrants, lorsque la pression est exercée avec un seul doigt de chaque main. Répétez plusieurs fois si nécessaire.

    Exercer ce massage juste avant la mise au sein ou avant l’utilisation d’un tire lait.

    Rédactrice : 

    Céline BOURGANEUF
    Consultante en lactation IBCLC
    Accompagnante BN, Approche Colson
    celinebourganeuf.com
     

    Référence : la Leche League France lllfrance.org

    Allaiter protège votre bébé

    Allaiter protège votre bébé

    Allaitement et COVID-19

     

    Allaiter protège votre bébé !

     

    Dès la conception, la femme et la future famille se projettent dans une parentalité pensée et rêvée. C’est dans la mise en place de l’allaitement maternel et dans l’élaboration de leur parentalité que leurs besoins vont émaner.

     

    L’allaitement maternel est une valeur sûre en matière de croissance et d’immunité pour nos bébés.

     

    Lors d’un état d’urgence sanitaire, l’allaitement est un choix censé. Il nécessite des informations claires et un choix éclairé pour bien démarrer.

     

    La tétée dans la première heure de naissance protège le bébé contre les infections virales.

     

    Pour toutes femmes qui accouchent dans cette crise sanitaire, l’accouchement et l’allaitement sont souvent accompagnés d’anxiété et de peur.

     

    Sachez que le virus n’est pas détecté dans le lait maternel.

     

    Perspective scientifique

    En 2020 le virus COVID-19 fait partie d’une grande famille de Coronavirus appelé aussi SARS-CoV-2. Covid pour Co (corona), VI (virus), D (disease). Les symptômes ressemblent à une grippe saisonnière avec une fièvre supérieure à 38 °C, associée à des signes respiratoires, parfois des troubles digestifs.

     

    Sa transmission s’effectue essentiellement par les gouttelettes respiratoires et après un contact avec les mains et les surfaces (persistance sur une surface durant plusieurs heures). Sa contagiosité est importante et pourrait concerner des personnes ne déclarant pas de symptôme. L’objectif est donc de limiter la propagation en limitant les contacts physiques et d’utiliser les gestes barrières comme le confinement, le lavage des mains régulier, le nettoyage rigoureux des surfaces.

     

    Une citation récente du Dr. Marc Pillot est pertinente :

    « La prudence est de mise surtout au contact des personnes sensibles, les femmes enceintes et les jeunes nourrissons non contaminés »(14)

     

    Allaitement maternel, les avantages !

    C’est en limitant la propagation du virus que le taux de morbi-mortalité va diminuer.

     

    Au cœur de cette pandémie, il est impératif de rappeler l’effet protecteur de l’allaitement maternel. Le lait maternel humain est antimicrobien et antiviral. Il renforce l’immunité du bébé, diminue leur vulnérabilité aux infections et leur nombre d’hospitalisations. Il est hautement bénéfique d’allaiter directement au sein. L’allaitement est recommandé de manière exclusive jusqu’à 6 mois et de manière partielle jusqu’à au moins deux ans. Par ailleurs, un allaitement mixte (allaitement et préparations pour nourrisson) apportera un degré de protection supérieur à un non allaitement.

     

    L’effet protecteur est important surtout les premiers jours grâce au colostrum de part, la présence accrue des anticorps IgA, (immunoglobuline spécifique) et des millions de globules blancs fabriqués luttant contre les infections.

     

    Selon Suzanne Colson, Il est indispensable de mettre le bébé « à la bonne adresse » les trois premiers jours au minimum. Le « Tummy-time » naturel ou le contact ventral continu du bébé contre sa mère favorise le bon démarrage de l’allaitement, l’efficacité des tétées et le développement de la motricité du bébé. Ce qui est intéressant dans l’approche « Biological Nurturing » ou l’allaitement instinctif, c’est de prendre le temps d’observer les comportements spontanés des mères et leur bébé. Les réflexes du bébé l’aide à trouver une position le plus souvent proche de celle qu’il avait dans le ventre pour optimiser et rendre pérenne l’allaitement maternel.

     

    Le lait maternel couvre parfaitement les besoins nutritionnels et optimise la croissance du nourrisson en fonction de son âge au-delà de ses propriétés auto-immunes ! De plus, les hormones de croissance naturellement présentes dans le lait maternel (contrairement au lait de préparation pour nourrissons où elles sont absentes) contribuent fortement au développement harmonieux de l’enfant.

     

    Le portage sécuritaire permettra également de garder le bébé en contact proximal pour favoriser l’allaitement maternel et l’attachement mère bébé.

     

    Règles d’Or…

     

    Si vous êtes en bonne santé, vous n’avez pas de symptômes :

    • Respectez les règles du confinement
    • Lavez-vous les mains rigoureusement et souvent

     

    • Pratiquez le BN « garder votre bébé à la bonne adresse » autant que possible et proposer l’allaitement à votre bébé en état de veille et de sommeil

     

    • Allaitez votre bébé pour renforcer ses défenses immunitaires

     

    Si vous avez des symptômes ou êtes positive au COVID-19:

    • Lavez-vous les mains systématiquement avant et après avoir été en contact avec votre bébé.

     

    • Portez un masque chirurgical lorsque votre bébé est a sein ou dans vos bras.

     

    • Désinfectez les surfaces et les jouets de votre bébé

     

     

    Si vous êtes hospitalisée

    • Tirez votre lait que si la mise au sein est impossible (1), tout en prenant les précautions nécessaires

     

    • Administrez le lait maternel à votre nourrisson par une personne en bonne santé

     

    • Ne donnez pas de biberon; préférez la tasse, le dispositif d’aide à l’allaitement au doigt avec un gant de préférence, le verre, la cuillère, la seringue, la pipette

     

    • Si vous cohabitez avec votre bébé, le lit doit être à 2 mètres de distance de votre lit

     

     

    En cas de contamination maternelle durant la période périnatale, la prise en charge se fera au « cas par cas ». L’état de la mère sera pris en compte ainsi que la vigilance de l’application des gestes barrières dans les établissements d’accueil.

     

     

    En bref 

     

    En cas de non contamination

    • Respectez les règles d’hygiène strictes et le confinement

     

    • Prenez soin de votre confort pour allaiter votre bébé

     

    • Favorisez la mise au sein en direct et le portage

     

    En cas de contamination 

    • Respectez les règles d’hygiène strictes et le confinement

     

    • Limitez le risque d’exposition du nourrisson aux sécrétions respiratoires

     

    • Désinfectez les surfaces et les jouets selon les modalités

     

    • Maintenez votre lactation avec un tire-lait si votre condition générale ne permet pas la mise au sein

     

    • Familiarisez vous avec les modalités de désinfection du tire-lait selon la procédure de bionettoyage

     

    • Administrez le lait maternel à votre enfant par une personne en bonne santé et pas au biberon

     

    • Familiarisez-vous avec les modes de conservation du lait maternel

     

     

    Attention : Pour les bébés de moins d’un mois, limiter le risque d’exposition du nourrisson aux secrétions respiratoire d’autrui ; c’est à dire ne pas laisser le bébé dans les bras des personnes étrangères à votre foyer.

     

     

    Don de lait et COVID-19

    La pénurie de lait maternel est un risque pour les nouveau-nés prématurés. Il s’agit pour eux d’une chance supplémentaire de bénéficier d’une alimentation au plus près de leurs besoins et de leur apporter les anticorps nécessaires pour lutter contre les bactéries et les virus.

     

    Les recommandations sont identiques et les trois critères suivants ont été ajoutés au questionnaire de santé habituel adressé aux donneuses :

     

    • Symptômes évocateurs du COVID-19

    (fièvre, toux…)

    • Un contact avec un porteur atteint
    • Un séjour récent dans les régions touchées.

     

    Renseignez-vous auprès des lactariums de votre région pour faire un don !

     

    http://association-des-lactariums-de-france.fr

     

    Afin de lutter contre la pénurie des préparations pour nourrisson, l’allaitement reste le meilleur choix pour satisfaire de manière gratuite, intarissable et la plus adaptée, les besoins de nos bébés.

     

    Professionnels accompagnants

    • Ne pas séparer la mère et le bébé en cas de COVID-19
    • Ne pas dévaloriser les avantages du lait maternel (Le lait humain est une couverture immunitaire inégalable et parfaitement adaptée à l’environnement microbien et viral de la mère)
    • Encourager les mères à être pro-active et à allaiter leur bébé « à la bonne adresse » pour favoriser l’attachement et l’allaitement prolongé

     

    Pour trouver une personne spécialisée en allaitement ; renseignez vous sur le site des consultantes en lactation IBCLC https://www.consultants-lactation.org/les-ibclc/

     

     

    Pensons également à l’écologie dans cet état d’urgence mondiale.

     

    L’allaitement maternel c’est « zéro déchet ».

    Du producteur directement au consommateur !

     

    Allaiter : ECO BIO LOGIQUE !!!

     

    • Utiliser un tire-lait par personne infectée, la mise en place de   précautions du lavage des mains avant et après l’expression sont recommandées, toutes les pièces du tire-lait en contact avec le lait maternel doivent être lavées et l’ensemble du tire-lait désinfecté selon les normes de bionettoyage.

     

    Céline Bourganeuf

    Consultante en lactation IBCLC

    Accompagnante BN, Approche Colson

    www.lesbbbio.fr       constact@lesbbbio.fr

     

    Références :

    1. Cas mondiaux de la Covid-19 : https ://www.gisaid.org/epiflu- applications/global-cases-covid-19/

    le 12/03/2020 4

    1. INSERM : Dossier sur les Coronavirus – Du simple rhume au syndrome respiratoire aigu sévère – https ://www.inserm.fr/information-en- sante/dossiers-information/coronavirus-sras-cov-et-mers-cov
    2. OMS : Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : questions-réponses https ://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus- 2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses
    3. Santé Publique France : Covid-19 : ce que l’on sait sur le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 – https://www.santepubliquefrance.fr/
    4. Wu Z, Mc Googan JM. : Characteristics of and Important Lessons From the Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) Outbreak in China : Summary of a Report of 72 314 Cases From the Chinese Center for Disease Control and Prevention. JAMA. Published online February 24, 2020. https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2762130
    5. Favre G, Pomar L and al : 2019-nCoV epidemic : what about pregnancies ? The Lancet February 06, 2020 https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140- 6736(20)30311-1/fulltext
    6. Huijun Chen, Juanjuan Guo, Chen Wang and al : Clinical characteristics and intrauterine vertical transmission potential of COVID-19 infection in nine pregnant women : a retrospective review of medical records

    The Lancet, Volume 395, Issue 10226, P809-815, March 07, 2020

    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140- 6736(20)30360-3/fulltext

    1. Jie Qiao : What are the risks of COVID-19 infection in pregnant women ? The Lancet, Volume 395, Issue 10226, P760-762, March 07,2020 https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140- 6736(20)30365-2/fulltext
    2. Wei M, Yuan J, Liu Y and al. Novel Coronavirus Infection in Hospitalized Infants Under 1 Year of Age in China. JAMA. Published online February 14, 2020. https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2761659
    3. Pr Jérome Salomon, Directeur Général de la Santé, le 11/03/2020
11. Santé Publique France : Grippe – Bulletin épidémiologique du 04/03/2020
    4. Dr Jack Newman : How Breast Milk Protects Newborns (site LLL Chine) https://mp.weixin.qq.com/s/Hh6J2leEanO0rbm3Pp8b8Q
    5. Recommandation régional COVID-19 en maternité ARS COVID-19 – Doctrine Maternités, version 1, 20/03/2020, Page 1 sur 19

    https://www.iledefrance.ars.sante.fr/coronavirus-covid-19

    1. Maladie COVID-19 : Epidémie, maternité et allaitement (article LLL France) Dr Marc Pilliot, Pédiatre 12/03/2020

    https://www.lllfrance.org/vous-informer/actualites/2106-allaitement-et-coronavirus

    1. Biological nurturing, l’art de l’allaitement instinctif, Praeclarus Press,Dr Suzanne Colson, édition 2019